mardi 28 juin 2016

RETOUR DE L'ESTIV'ALPES 2016 AVEC UN BILAN MITIGE...

ENTRÉE EN MATIÈRE: avec 60 équipages, répartis en 3 catégories...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que si l'ouverture d'une nouvelle catégorie appelée Régularité a permis de remporter un vif succès sur le plan des inscriptions, cela a également ouvert la porte aux fous furieux de la conduite sportive du dimanche, qui profitant de l'organisation en place, se sont permis quelques abus et prises de risques contraires aux principes pourtant rappelés par l'organisateur lors du briefing précédent le départ de l'épreuve.
Une des curiosités présentes au départ de l'Estiv'Alpes 2016. Une Daf 66 Marathon inscrite en catégorie GT

L'organisateur justement, qui avait pris soin de transmettre à tous les équipages, sa charte de bonne conduite, n'a pas réussi a en garantir la mise en pratique.

Du côté de la technique pure de régularité, l'avènement d'un principe de moyennes variables était sensé égaliser les chances entre les "tout équipés" et les "classiques". Mais en réalité il n'en fut rien! Sans entrer dans des détails techniques, les "tout équipés" sont ceux qui utilisent du matériel technique électronique de calculation, programmable, ou des cadenceurs appelés également "la solution", alors que les classiques travaillent seulement avec un trip master mécanique (totalisateur plus partiel) un chrono ou deux, et des tabelles papier pour les moyennes. 
Ce pari n'a donc pas été une réussite. Plusieurs ZR étaient à moyenne unique, et les autres permettaient aux spécialistes équipés de programmer les changements de moyennes trop facilement. 

ORDRE DE DÉPART: De la plus âgée à la plus récente, toutes catégories confondues!

Même si cela nous convenait pas forcément, avec un numéro 44, ce principe appliqué sur de nombreux rallyes historiques part cependant d'une bonne intention. Par contre, le mélange des catégories a donné lieu à des figures assez épiques, des croisements déroutants et des rattrapages parfois limites ! Nous devons en cela tirer notre chapeau à bon nombre de pilotes qui malgré leur âge et celui de leur monture, sont parvenus au termes du rallye sont incident, ceci grâce à d'excellentes dispositions en matière de pilotage d'autos dépourvues de systèmes d'assistance à la conduite...

NOTRE PREMIER JOUR: ENTRÉE EN MATIÈRE LONGUE ET DIFFICILE MAIS FINALEMENT RÉUSSIE.
De 9h30 à 00h30 après un réveil à 05h00 ! C'est ce que nous avons vécu en ce samedi 25 juin 2016, en totalisant 325 km,10 ZR, dont 85 km et 3 ZR pour l'étape de nuit.
Et nous sommes passés par tous les états d'âme, lorsque nous avons constaté qu'il nous était impossible de tenir les moyennes données pour les Cols, comme par exemple le Col du Pré qu'il fallait parcourir à la moyenne de 42 km/h!

Le premier secteur nous réussi assez bien, puisque nous ne loupons qu'un CP, mais nous avons très vite des difficultés pour réguler, sans que l'on s'en rende compte tout de suite, mais après 3 ZR (avec resp 71, 90, 82 points de pénalité) , il semble bien que la cadence du trip master ralenti dans chaque virage à droite, comme si la sonde ne recevait qu'une impulsion sur deux. Au final par contre nous pointons à l'heure au CH 2.

L'arrivée au CH2, les Saisies, lieu de notre pause de midi...


Dans le 2ème secteur,  si nous réussissons à trouver tous les CP, la ZR 4 sera notre jocker (résultat le plus négatif supprimé), ceci étant du à une grosse erreur sur le partiel du roadbook, qui nous a envoyer hors du parcours de la zone régulée... A la ZR 5, le Col du Pré, nous limitons les dégâts, avec 112 points... mais c'était chaud par moment! Au pointage du CH4, nous accusons une minute de retard...

Le 3ème secteur reste dans la ligne, nous loupons un CP, 100 points, la ZR 6 nous coûte 95 points, et la ZR 7 106 points.

Vient ensuite l'étape de nuit qui permettait à chaque participant d'obtenir un rabais de 10% alors que les meilleurs gagnaient 40%, les seconds 30% et les 3ème 20%...

Mais cet exercice a été un véritable calvaire pour nous. L'éclairage de notre voiture étant tout simplement faible, tenir une moyenne face aux équipages équipés de rampes de phares est tout simplement mission impossible. C'est bien simple, soit nous étions dans le noir total, soit complètement éblouis par les phares additionnels de nos concurrents...
Le départ pour l'étape de nuit... les phares additionnels sont prêts!

DEUXIÈME JOUR: LIMITER LES DÉGÂTS ET FINIR SANS PERDRE DE RANGS...
Facile à dire comme çà, mais après avoir vu le classement provisoire, et la surprise de notre 7ème rang malgré la concurrence affutée, nous nous sommes motivés pour essayer de rester dans le top 10. C'était sans compter sur la succession d'erreurs et d'imprécisions du roadbook, à laquelle on additionne un ravitaillement en essence dans une station signalée sur le carnet de route, tout cela nous fera perdre au total 10 minutes au pointage du CH 12! Quand aux deux dernières ZR, la 11 nous donne 175 points, et la 12, 276 points... notre problème s'est empiré... Classement final: le 11ème rang sur les 32 classés de la catégorie régularité ce qui est pas mal finalement compte tenu de la situation.
Des visiteurs inhabituels dans la cour du Fort de Tamie...

BILAN FINAL.
Les problèmes rencontrés tout au long de ce rallye  nous permettent encore de progresser, d'acquérir de l'expérience, et surtout nous font comprendre l'importance du matériel, et de l'équipement de la voiture. A méditer donc.

L'organisation, qui a du faire face à différents changements de parcours suite aux intempéries ces dernières semaines, a eu bien du mérite, mais à l'impossible nul n'est tenu...

La région reste magnifique, nous avons découvert plein d'endroits charmants, de belles routes aidés en cela par une météo plutôt clémente contrairement à ce que nous attendions... Les lieux choisis pour les pauses étaient superbes, notamment le Fort  de Tamie !
Un final spectaculaire à St-Jorioz...

Félicitations aux vainqueurs, nos amis René Winz et Johann Riben, qui ont su prouver que la précision suisse reste de vigueur ! 

lundi 20 juin 2016

L'ESTIV'ALPES 2016 : EN REGULARITE CETTE FOIS...


ÉVOLUTION DE L'ORGANISATION...
Avec l'arrivée d'une vraie catégorie en régularité, il n'en fallait pas plus pour que nous jetions notre dévolu pour une seconde participation à ce rallye sympathique, dont nous avons relevé l'organisation soignée l'an passé.

L'effectif des engagés ne trompe pas, avec un total de 60, nombre plafond de l'organisateur, l'Estiv'Alpes fait le plein. 28 équipages en régularité, 20 en GT, et 12 en expert, voici la répartition par catégorie.

Dans ses dernières informations, l'organisateur dévoile le principe de régularité. Et ce n'est pas pour nous déplaire que l'on y apprend que les tabelles à moyennes variables nous seront fournies, le principe choisi visant à enlever l'intérêt d'utiliser des cadenceurs ou calculateurs programmables... Cela ressemble en fait à ce que nous prévoyons sur l'Alpine Challenge.

Donc même si nous seront novice dans l'utilisation de cette méthode, cela se rapproche néanmoins à notre idéal qui fait fi de la technologie et qui se base sur un tripmaster, un chrono et des tabelles.

LES ÉQUIPAGES HELVÉTIQUES BIEN PRÉSENTS...
Avec  6 équipages venus de Suisse selon nos relevés, dont 5 en régularité, il y aura de quoi se mesurer déjà sur le plan national... à voir!

Comme de coutume ce retour sur un rallye comme concurrents nous réjouit, et nous avons hâte d'y être. Avec des nouvelles données de régulation, et une étape de nuit, il va falloir rester vigilant, pour faire au mieux. Mais l'intérêt est grand. 


jeudi 19 mai 2016

4e CORNUZ RALLY TOUR: poursuite du déchiffrage...

1ère ÉTAPE: DE CHEYRES A SCHWARZSEE!
Nous étions inscrits dans un premier temps avec notre Fiat 124 Sport Spider avec laquelle nous souhaitions enfin faire un premier rallye... Mais ce fut malheureusement encore une fois raté! Au sortir de l'hiver, alors que nous voulions l'équiper et lui faire subir un petit service, nous avons du nous rendre à l'évidence. Perte de puissance = grosse intervention sur le moteur (j'y reviendrai dans un prochain article).
C'est donc avec notre habituelle Alfa Romeo 2000 Spider Targa de 1976, que nous nous sommes rendu dans cette charmante bourgade du bord du Lac de Neuchâtel, afin de rejoindre le lieu de rendez-vous traditionnel pour ce rallye, dont la particularité, je le rappelle, est de mélanger toutes sortes de voitures peu importe l'âge ou le type...

Après les formalités administratives, nous nous mettons immédiatement à l'étude du roadbook histoire de prendre connaissance des astuces au menu de la journée, et de trouver les pièges éventuels tendus par un organisateur malicieux... A noter que nous sommes inscrits en catégorie navigation qui compte 36 voitures, alors que la catégorie tourisme compte pas moins de 25 voitures inscrites. Il y aura tout de même deux petites zones de régularité (1 par étape) sur ce parcours.

Avec notre numéro 4, nous prenons le départ à 12h34...  Nous avons un temps minimum à respecter pour atteindre le but, soit 2h30. L'avance est pénalisée mais pas le retard. Il nous faudra en tous les cas une heure de plus pour atteindre ce but, les séances de jardinages prenant plus de temps que prévu...

La régularité, c'est notre spécialité, mais à l'ancienne avec les tabelles... et donc 3,6 km après le départ du rallye, la ZR 1, mais sur les 1,7km  avec 6 intersections, l'utilisation des tabelles est impossible si l'on veut s'assurer de rester sur le bon parcours. J'essaye donc de tenir la moyenne, pendant que ma navigatrice surveille le roadbook et me donne les directions à prendre... Sans cadenceur (appelé aussi solution), le résultat de 6 points (6 secondes de retard donc) sur cette ZR est plutôt satisfaisant !

En quittant cette première zone de régularité, nous ferons encore environ 8 kilomètres avant de tomber sur une spécialité. Dans les cases, à la place du fléché-métré, il y a des horloges, ou une heure indiquée... L'explication: la petite aiguille nous indique d'où l'on arrive et la grande où l'on va... 
Dit comme cela, çà parait simple, mais sur le terrain ce n'est pas vraiment clair... Du coup, les horloges vont nous faire perdre du temps, ... beaucoup de temps!
Après une grosse perte de temps à essayer de reprendre plusieurs fois ce secteur, et en testant toutes les possibilités, nous déciderons de jeter l'éponge et de passer plus loin sur le roadbook... Désolé pour le CP humain qui n'aura pas eu le loisir de pointer notre passage, même si je pense qu'ils ont du nous apercevoir durant notre séance de jardinage...

Tant bien que mal, nous atteindrons finalement la fin de cette première étape dans les temps, mais bien conscients toutefois d'avoir accumulé des points de pénalité...

2ème ÉTAPE TRONQUÉE POUR CAUSE DE MÉTÉO HIVERNALE...
Après un petit café rapide du côté de Schwarzsee histoire de se donner la motivation d'attaquer la 2ème étape, nous reprenons la route sous une pluie battante. Il nous faudra bien quelques kilomètres avant de pouvoir éliminer la buée envahissante et persistante... Eh oui, les vieilles voitures ont bien tous les charmes d'antan, y compris la lutte contre la buée!
La 2ème étape débute avec l'additif de déviation pour éviter de parcourir le Gurnigel prévu au moyen d'une cartographie relativement facile... Dommage nous aurions bien voulu retrouver un peu de neige, avec nos pneus d'hiver... A part cela, elle comprenait plusieurs autres petites curiosités en matière de navigation, comme cette ficelle, sorte d'arête de poisson à la mode Cornuz (selon les propre termes du traceur...). La présence d'une équipe de l'organisation en train de filmer les errements de certains équipages au moyen d'un drône nous rassure très vite. Nous sommes sur la bonne route, et ce qui apparaissait ardu dans un premier temps est finalement relativement bien compris par ma navigatrice, qui devient de plus en plus rusée au fil des rallyes! La ZR 2 est un peu du même acabit que la première. Résultat final 23 points soit autant de secondes de retard...

L'heure de perdue dans la première étape va donc nous poursuivre jusqu'à la fin du rallye, mais pas grave... le retard n'est pas pénalisé au grand regret de notre ami JTV !

RESULTATS:
Il y a trois classements dans ce rallye: Tourisme, Navigation et Régularité. Ce dernier classement prend en compte la totalité des équipages, et nous commencerons par celui-là:

































Nous sommes dans le top 10 de notre spécialité, sans cadenceur ou "solution" au contraire de bon nombre d'autres équipages, ce qui est fort bien. Avec sa solution, notre ami JTV monte sur la 2ème marche du podium, bravo!

Le classement de la catégorie tourisme maintenant:















... et c'est une ancienne qui fait le pied-de-nez aux modernes et cela même sans profiter de son faible coefficient!

Le classement de la catégorie navigation maintenant:
Les 9 premiers sont dans un mouchoir de poche, entre 0 et 1 points de pénalité. Les 2 premiers, tous deux avec 0 points sont départagés grâce à l'age de la voiture. JTV est 18ème avec 7 points et nous sommes 22èmes avec 10 points. 
Les vainqueurs en catégorie Navigation Yves et Yann Müller

Cette belle progression par rapport à l'an passé nous encourage dans nos démarches, et c'est sûr nous serons présents à la 5ème édition.

Un grand merci à l'équipe d'organisation, qui a pu faire face sans sourciller malgré le grand nombre de participants.


mardi 22 mars 2016

OTM FRIBOURG: COUP D'ENVOI PRINTANIER D'UNE SAISON RICHE EN EVENEMENTS EN SUISSE POUR LES ANCIENNES...

Il y avait quelque chose de changé à l'OTM Fribourg, grande messe traditionnelle du 19-20 mars dernier, pour tout ce qui touche au motorisé ancien, du cyclomoteur au camion en passant par les motos.
Au delà des stands traditionnels, de ventes de pièces détachées, de modèles réduits, de présentation de tout ce qui touche à la restauration, ou de présentations de clubs divers, il y avait aussi des anciens autocars, et des camions de pompiers d'un autre temps. Mais il y avait surtout des stands à thèmes, et le positionnement du tout était mieux ordonnés.
J'ai apprécié le clin d’œil malicieux au génial artiste Jean Tinguely.
Mais c'est surtout le thème du VCCSR (Vétéran Car Club de Suisse Romande) qui m'a impressionné.

Photo 1: vue générale du stand du Vétéran Car Club de Suisse Romande (VCCSR)
100 ANS DE BMW POUR LE VCCSR, CELA SE MONTRE !
Les responsables du stand du grand club romand n'ont pas fait dans la dentelle, et ont même osé présenter une voiture de 2016, dans une foire dédiée à l'ancienne.

Fondée le 7 mars 1916, la marque BMW fut avant tout un fabricant de moteurs d'avion, il en reste actuellement la trace sur l'emblème de la marque, qui représente une hélice en mouvement.
La première guerre mondiale dicta la fin  de la fabrication pour les avions, et la marque bavaroise chercha des alternatives, et les trouva dans un premier temps avec la fabrication de moteurs pour les motocyclettes (le premier datant de 1922), puis pour des camions et des voitures.
La moto permit à la marque de montrer son savoir faire et en 1929, une BMW en compétition atteindra la vitesse record de 216,75km/h.

Photo 2: BMW (DIXI) 3/15 au stand VCCSR
Mais revenons à la voiture, en 1928 BMW rachète le constructeur allemand DIXI, et reprend à son compte le montage de la petite Austin Seven, construite sous licence, et qui deviendra la BMW 3/15 (747cm3, 15CV) ... et c'est là que je reviens sur le VCCSR, cette première voiture portant le nom de la marque bavaroise était bien présente sur son stand..(photo 2) Ce modèle de 1928, encore badgé DIXI, a été mis à disposition par le musée BMW de Munich . Par rapport au modèle d'origine, la 3/15 présentée à Fribourg comprend déjà une meilleure finition, une conduite à gauche et un allumage Bosch en lieu et place du Lucas.

Très fort!

Cette première ne manquera pas de permettre à BMW de s'affirmer comme constructeur de voitures. Puis cette auto perdra peu à peu de son origine anglaise pour adopter, en plus d'une visserie métrique, les signes visuels caractéristiques comme le sigle bleu et blanc de BMW.
Le modèle suivant dès 1930 s’appellera Wartburg, et mettra en avant la qualité et le savoir faire chers à cette marque encore aujourd'hui. Le modèle ci-dessous (photo 3) démontre un travail précis qui donnera aux patrons de la marque l'envie d'aller plus loin, avec ses propres modèles entièrement conçus et construits par elle.

Photo 3:  archive faite au musée de l'automobile à Eisenach.
Photo 4: archive d'un musée russe
Si le modèle ci-dessus servira encore de base pour quelques modèles fermés, la marque lancera en parallèle divers autres modèles. 

Et c'est la voiture ci-contre (photo 4), toujours avec la dénomination Wartburg,  qui marque semble-t-il le tournant visuel, toujours construit sur une même base, mais avec une carrosserie affichant clairement une face avant et des arrondis typé BMW. La calandre et la position du badge bleu/blanc sont encore d'actualité aujourd'hui...

Encore un modèle avant guerre (photo 5). Il s'agit d'une BMW 327 de 1940. Cette voiture est mise à disposition par l'un des membres du club romand. Ce modèle emblématique devient la voiture favorite (avec la plus célèbre 328) des as de la Luftwaffe durant le conflit. 1945 exemplaires ont été construits de 1937 à 1941. Puis de 1946 à 1955 encore 505 exemplaires. Si le châssis et la carrosserie accusaient dès lors leur âge, le moteur à continué sa carrière notamment chez Bristol en Angleterre, qui en a reçu les plans à titre de dommage de guerre. C'est le premier moteur qui a forgé la légende BMW dans ce domaine et qui démontre s'il en est que la marque est définitivement bien née...
Photo 5: BMW 327 au stand VCCSR

Cependant, la deuxième guerre a donné un coup de frein à l'essor de la marque bavaroise dans le développement du domaine des voitures, et le constructeur reviendra pour un temps à ses premières amours, en fait la construction de moteurs pour avions.
Après la guerre, l'usine productrice d'automobile, à Eisenach est aux mains de l'Union Soviétique, et sera nationalisée. Celle de Munich, qui n'a jamais produit d'automobile est pratiquement détruite. Il faudra attendre jusqu'en 1952 pour revoir des productions d'automobiles BMW, avec la 502, la 507 et avec la petite Isetta. Pâle figure face au grand concurrent Mercedes.
Pendant ce temps la construction de motos bas son plein, et le modèle phare de la marque, présenté dans le stand VCCSR n'est pas étranger à la réputation de BMW dans le domaine du 2 roues (photo 6).
Photo 6: BMW R50 au stand VCCSR
Il s'agit d'une R50 de 1955, prêtée par l'un des membres de l'Oldtimer Club de Fribourg. Equipée d'un moteur 2 cylindres à plat de 490 cm3 développant 26 CV, cette moto très rapide et fiable sera utilisée tant par les amateurs de sensations fortes que par les différentes gendarmeries d'Europe (Suisse, Allemagne, France, etc.).

Après un gros coup de pied dans la hiérarchie vieillissante, une nouvelle génération prend en mains les destinées de l'entreprise et la sauve du dépôt de bilan, avec des solutions innovantes.

La BMW 700 Coupé de 1960 ci-dessous présenté à l'OTM, est encore un modèle prêté par le musée de la marque à Munich (photo 7). Il est équipé d'un moteur issu du savoir faire de la marque en moto, un 2 cylindres à plat de 697 cm3, développant 30 CV.
Photo 7: BMW 700 coupé, voiture sympathique et populaire... au stand VCCSR

La 700 dès 1959, sera le modèle du renouveau et le véritable sauveteur de BMW. Bien préparée pour la compétition, la caisse légère et la puissance du moteur permirent à BMW de s'illustrer dans de nombreuses compétitions. En version RS, des pilotes comme Hans Stuck, Jacky Ickx, ou Hubert Hahne ont remporté des succès entre autres au Tour de France Automobile en 1963, ou au 500km du Nürbugring de 1961.
Un autre modèle 700 présent à Fribourg, une version berline LS Luxus de 1964 (moteur 2 cylindres à plat 697 cm3, 30CV) également mise à disposition par le musée de Munich (photo 8), illustre la fin de carrière de cette voiture.
Photo 8: la berline 700 LS Luxus présente au stand du VCCSR (photo Landeron Classic)


Entre temps viendra la 1500 en 1962... et parallèlement les motos tout comme les voitures continueront d'engranger de nombreux succès dans les compétitions... 
Les modèles célèbres s'enchaineront, et plus près de notre génération, la 2002  fera un véritable carton.
Ce modèle ne pouvait être absent dans le stand du VCCSR. Et c'est un membre du club romand, qui a mis à disposition sa voiture de couleur orange (visible sur la photo 1 au second plan), un modèle de 1973 encore dans son jus, qui sera prochainement restauré, et qui est équipé d'un moteur 4 cylindres de 1977 cm3 développant 100 CV.

La suite dès les années 70 on la connaît. Les BMW sont désormais différenciables par un nombre à 3 chiffres...

Mais durant cette période, la marque monte encore en puissance du côté des compétitions. Le VCCSR a réussi à illustrer cela avec la présence d'une rare M1 Procar de 1979, modèle authentique développé par BMW Motorsport et pilotée dans les années 79-80 par Alan Jones.
Photo 9: la M1 Procar au stand VCCSR (photo VCCSR)


La série monotype se courrait en ouverture de GP de Formule 1, et avait été imaginée par la firme bavaroise, pour promouvoir sa première Supercar, la M1. Ont notamment participé à cette série, en plus de Jones, Nelson Piquet, Niki Lauda, Clay Regazzoni, Hans-Joachim Stuck, Jacques Laffite, Didier Pironi, Marc Surer, etc... La voiture présentée a terminé 10ème en 79, et 2ème en 1980 (Photo 9).

Photo 10: une I8 de 2016 ...en attraction sur le stand VCCSR

Aujourd'hui, la marque BMW est également active dans des modèles à énergie alternative. Elle peut se targuer d'être l'un des plus beaux fleurons de la puissante industrie automobile allemande, et n'a pas à rougir dans le domaine des voitures sportives face à des marques comme Mercedes et Audi...
Alors le fait de trouver dans le stand du VCCSR, une I8 (photo 10) véritable bijou de haute technologie hybride, dernière réalisation de BMW, côtoyant la toute première encore badgée DIXI n'est pas anodin. Le modèle exposé, mis à disposition par le garage Dimab à Payerne est équipé d'un 3 cylindres Turbo essence de 1499 cm3 développantt 231 CV pour la propulsion, et d'un moteur électrique de 131 CV entrainant les roues avant. Le moteur thermique peut soit recharger la batterie, soit propulser la voiture, soit les 2. Les batteries sont en outre rechargeables sur le secteur (plug in). En plein puissance, cette voiture bénéficie de 362 CV!

L'histoire de cette marque, qui a su résister malgré 2 grandes guerres touchant durement l'Allemagne, démontre à quel point le succès d'aujourd'hui, construit sur la base de travail et d'humilité,  revient de loin.
"Informations et détails techniques sur les modèles exposés: VCCSR Romain Wicht"
"Sources historiques: Wikipedia et divers reportages faits à l'occasion de l'anniversaire de la marque. Merci aux connaisseurs de me signaler des imprécisions éventuelles...".

Romain Wicht, l'un des responsables du stand du VCCSR me confiera encore que le musée BMW de Munich n'a pas participé au Retromobile de Paris, mais a accepté de mettre à disposition 3 modèles pour l'OTM. En outre la I8 a eu un énorme succès durant tout le weekend, preuve en est que dans le cadre d'une exposition centrée sur un thème unique, des voitures modernes ont leur place dans une foire de l'ancienne. Elles ne doivent cependant pas être majoritaires, mais plutôt représenter un jalon dans l'évolution d'une marque. Sur un stand multi marques comme les autres années, elle n'aurait pas eu sa place.
Dernière remarque, la fréquentation de l'OTM cette année était supérieure à celle de l'an passé. Le dimanche sur le parking réservé aux visiteurs venus en anciennes, on a dénombré plus de 150 véhicules de plus de 40 ans, et une foule énorme venue les admirer...

Merci à Romain pour toutes ces informations.


BILAN GENERAL
Malgré un temps printanier à souhait, plus de 20'000 personnes ont visité ce 41ème OTM (Oltimer & Telemark) de Fribourg. De quoi encourager les organisateurs pour l'avenir, et les motiver pour continuer à inciter les grands exposants à proposer des thèmes. L'excellente organisation éprouvée, via le Forum de Fribourg, notamment sur le plan des accès, parkings à profusion, et navettes spéciales des TPF y est également pour quelque chose.

mardi 16 février 2016

Le Rallye "ALPINE CHALLENGE by Rallye du Chablais": DE L'AUTRE COTE DE LA BARRIERE...

Sous l'ancienne appellation The Alpine Challenge, ce rallye historique fut, en 2012 pour notre équipage, notre première expérience en conditions réelles de concurrents... C'est un peu ce rallye qui nous a permis de mettre le pied à l'étrier, avec notre voiture de la classe "vétéran".
Il s'agissait alors de la 2ème édition de ce rallye sous la conduite de son organisateur Didier Barthe. Puis nous avons remis çà l'année suivante, et encore une fois en 2014.
Edition 2012 sur les routes de l'ancien (et futur) Rallye du Gothard, ici la montée de la Tremola...

CHANGEMENT D'ORGANISATEUR!
Après une année d'absence marquée par le transfert du concept de ce rallye historique à un repreneur, le Rallye du Chablais, épreuve de rallye moderne qui souhaite marquer un trait d'union avec les épreuves routières de type historique, c'est avec un nouveau comité, un nouveau logo, et la nouvelle appellation ALPINE CHALLENGE by Rallye du Chablais, que ce rallye marque son retour en 2016. Pour "Alpine Challenge", il faut bien comprendre "Challenge des Alpes", et il n'y a pas de relation en fait avec la marque Alpine, dont certains modèles écument les rallyes historiques...

MON NOUVEAU DEFI...
Il fallait sauver cette épreuve historique pour lui assurer un avenir. J'ai quelque part un peu favorisé son transfert... Mais le nouvel organisateur, le Rallye du Chablais (RdCh), c'est aussi une organisation dont je suis membre depuis ses débuts, et avec la décision de son Président du CO de reprendre l'organisation de l'Alpine Challenge, il a été très vite entendu que j'en serais l'un des membres, alors même que j'avais crié haut et fort que  je souhaitais rester au rang de concurrent en historique...

Mon rôle: membre du CO, comme directeur de course de la catégorie "Régularité" pour ce rallye qui propose encore une catégorie "Navigation" confiée à un autre amateur de rallyes historiques surtout de navigation, Jean-Thierry Vacheron, lui aussi membre de l'organisation du RdCh.

Mes principales tâches? Faire profiter l'organisateur, le président du CO Eric Jordan, de mes expériences dans d'autres épreuves historiques, tracer le parcours général et définir les tronçons des zones à vitesse moyenne contrôlée, l'établissement de divers documents comme le règlement, ou le bulletin d'inscription, en collaboration avec l'autre DC.

Le principe du nouveau comité est clair, nous voulons profiter de nos expériences en rallye moderne, pour apporter une certaine rigueur dans les procédures, garantir une équité sportive, et apporter la touche qualitative, reconnue sur l'épreuve moderne qui en est déjà à sa 13ème édition...

C'est donc à un gros morceau que nous nous sommes attaqué là, et nous invitons tous les amateurs de rallyes historiques à y participer. Tous les renseignements et les conditions d'engagements sur le site http://www.alpinechallenge.ch/site/
Alors... à bientôt sur les routes de l'Alpine Challenge by Rallye du Chablais! 

samedi 6 février 2016

24ème RALLYE DES NEIGES DU VCCSR: SANS NEIGE...

35 ÉQUIPAGES ÉQUIPÉS POUR RIEN...
C'est bien le sujet de discussion qui régnait ce samedi 30 janvier 2016, au Centre Michelin, à Givisiez, lieu de rassemblement des équipages inscrits pour cette 24ème édition de ce célèbre rallye. Mais où sont passées les neiges d'antan?
Malgré cela c'est dans une bonne ambiance générale que chacun se préparait afin d'affronter au mieux les diverses épreuves concoctées de mains de maître par une équipe d'organisation toujours plus affutée... 
Lors du traditionnel briefing, quelques petites surprises. Si les tours sur circuit sont désormais connus de tous, l'arrivée d'un nouveau type d'épreuves dites "Sprint" attirait l'attention. En fait il s'agit d'une boucle en slalom ou pas, d'une longueur de 150 à 300m, à parcourir dans le temps donné par l'organisateur. Le départ est donné sur un chrono couplé aux cellules de l'arrivée, et les pénalités ne sont plus par seconde, mais par dixième de seconde...
Une Alfa Romeo Sprint au départ de la première épreuve "Sprint"...


1ère ÉTAPE: NOS ESPOIRS RÉDUITS A NÉANT! 
Le départ du rallye se faisait donc directement par une épreuve sprint, histoire de se mettre tout de suite dans le bain. Puis départ effectif direction  Fribourg. Après 3,75 km nous entendons un bruit, comme si l'on avait reçu un caillou contre la carrosserie...  nous mettrons encore bien quelques kilomètres avant de comprendre que l'on avait perdu l'un des deux taquets collés sur l’intérieur de la roue avant droite, permettant ainsi à la sonde du trip-master de mesurer de manière précise la distance parcourue.
A partir de là, malgré la tentative de corriger partiellement l'étalonnage, il nous faudra attendre la fin de la première étape, pour trouver un étalonnage correct avec un seul taquet...

Du côté des autres concurrents, un seul n'a pas pris le départ, Mathieu le propriétaire de la petite Fiat 500 n°21 n'a même pas pu rejoindre le lieu de départ du rallye, en proie à des problèmes d'arrivée d'essence...

Un autre à failli jeter l'éponge une demi-heure avant le départ du rallye, Claude, le pilote de la Volvo 544S, victime d'une surchauffe momentanée... a confié en dernier ressort sa belle auto aux mains expertes de Roland, le magicien de l'assistance de l'organisateur. Et ce dernier a pu corriger le défaut!

Classement provisoire après la 1ère étape:





























Pour la voiture n°12, dont l'équipage croyait devoir jeter l'éponge, tout semble bien se dérouler jusque là puisqu'il est leader au classement à la neutralisation de mi-journée... 2ème au classement provisoire, la Coccinelle n°6, l'ancien vainqueur de l'épreuve est en forme. 3ème la Mercedes n°34 est par contre plutôt une surprise si l'on en croit les propos tenus par l'équipage, lors de la pause de midi.
Pour notre part, le problème de trip-master nous rejette au 32ème rang, suite à quelques erreurs de navigation, et à des temps de passage complètement décalés. Autant dire que la suite se fera juste pour le plaisir et la convivialité...

LE CIRCUIT SANS NEIGE HÉLAS...
Évidemment ce serait plus drôle avec, mais bon tous les équipages prennent du plaisir à se lâcher sur la piste, non sans surveiller de près le chrono, afin de réaliser 3 tours dans le même temps que le tour de référence... A ce petit jeu, un équipage réussi les tours parfaits, et termine avec 0 point de pénalité. Malheureusement leur petite voiture sympathique portant le n°8 les trahira dans la 2ème étape, verdict: joint de culasse... et abandon!
Les meilleurs sur le circuit... mais en forme de baroud d'honneur juste avant l'abandon sur panne mécanique...
 2ème ÉTAPE: POUR REJOINDRE LE LIEU D’HÉBERGEMENT...
62 km en passant par les Mosses d'où seront lancées les ES 6-7 couplées (en fait une avec changement de moyenne). Si du point de vue de la navigation, la route des Voëttes qu'emprunte cette double ES ne pose pas de problème, il n'en est pas de même du tracé dont la partie plongeante direction la route des Diablerets est particulièrement sinueuse, étroite et pentue. Plusieurs équipages nous rapporteront leurs craintes du point de vue de la sollicitation constante de leurs freins à tambours. J'ose même pas imaginer ce même tronçon en cas de neige. Pour notre part, nous croiserons 2 voitures dans ce secteur, nous obligeant à compenser pour revenir dans la moyenne, mais avec  4 freins à disques c'est plus facile, bien sûr.

Classement de l'étape 2:

































En prenant le 9ème rang, c'est surtout le pointage sur l'ES 7 avec 9 points, qui nous confirme que la correction de l'étalonnage est bonne et que notre trip-master est de nouveau opérationnel.
 
Classement provisoire après la 1ère journée (étapes 1+2):
Seuls 4 équipages sont en dessous des 200 points au terme de la première journée. En tête, celui qui doit beaucoup au mécanicien de l'assistance du rallye, Claude, avec sa Volvo rouge, mène le bal avec 65 points, il est suivi de Jacques qui n'a pas dit son dernier mot, au volant de sa Coccinelle avec 89 points. Alain avec son Alfa Giulia couleur moutarde pointe à la 3ème place mais avec déjà 123 points... Jean-Pierre place sa Lancia Fulvia Zagato au 4ème rang, avec 174 points...
De notre côté, l'étape 2 nous fait gagner 5 rangs et nous sommes alors 27èmes. Il sera désormais difficile de remonter plus dans le classement à la régulière, l'équipage nous précédent comptant 258 points de moins que nous.
Jean-Pierre et sa magnifique Lancia Fulvia Zagato...

3ème ÉTAPE: ÉPILOGUE SOUS LA PLUIE...
Il ne fait pas beau en ce dimanche matin, à Leysin où nous avons passé la nuit. Il pleut, alors que pour un 31 janvier, à cette altitude, c'est plutôt la neige qui devrait tomber (soupir)...
L'étape du jour, d'environ 120km, nous fait descendre en plaine, et fait la part belle à la navigation dans sa première partie, avec la présence d'un CP (Contrôle de passage) humain  qui "coûte" 200 points à ceux qui le loupent... et il y en a 4 qui ne le verront pas!
48,53 km après le début de l'étape, nous arrivons au départ de l'ES8. 4,74km comportant 3 changements de direction, à parcourir à la vitesse moyenne de 37,7 km/h... 3 points ! Nous sommes à nouveau dans le coup!
Nous filons 9,5 km plus loin, aux Paccots, pour prendre le départ des ES 9-10 avec changement de moyenne. Pointages: ES9, 12 points (avance de 4s) et ES10, 3 points, le changement de moyenne entre les 2 pointages est parfaitement maitrisé.
Il nous reste encore une quarantaine de kilomètres à parcourir, durant lesquels nous tomberons sur une dernière épreuve dite "Sprint" qui nous coutera encore 15 points.

Classement de l'étape 3:

C'est un ancien vainqueur de ce rallye, Philippe (Alpine A110) qui est classé premier de l'étape 3 avec seulement 12 points, devant Jean-Pierre (Lancia Zagato), avec 26 points et Alain (Alfa Giulia) 30 points. Nous sommes en 4ème position sur cette étape avec 33 points, ce qui dénote encore un petit manque de précision au niveau du réglage de notre trip-master. Quand au 2 premiers du classement général provisoire, ce sera le statu quo puisque qu'ils seront 5èmes exæquo avec 53 points.
Philippe et son Alpine A110, un duo efficace...

 Classement final du 24ème Rallye des Neiges du VCCSR:







Une Suédoise sur la plus haute marche du podium !



Une Allemande sur la 2ème marche du podium!
Une Italienne sur la 3ème marche du podium !
Dans les petites considérations et constatations, notons encore qu'il a suffit d'un seul très mauvais pointage sur l'ES 2 (318 points) pour que la voiture 20, l'Alpine A110 de Philippe ne s'impose pas une nouvelle fois sur ce rallye, alors que son équipage en avait visiblement les possibilités, jugez plutôt: 12ème après la 1ère étape, puis 9ème après la 2ème et finalement 5ème au final avec 389 points... Voyez ce que cela donne sans l'erreur du pointage de l'ES 2: disons 300 points en moins...

Dans la petite compétition interne entre Roland (Austin Seven n°2)   et Bernard (dit Playmobil, sur Triumph Herald n°10) c'est ce dernier qui gagne pour seulement 2 points ! Ils sont respectivement 10 et 9èmes au général.

Pour notre part, si le 26ème rang au final ne nous satisfait évidemment pas, la défaillance matérielle (une première depuis nos débuts) nous a appris qu'il fallait aussi se prémunir contre cela, par exemple en calculant les temps de passage sur chaque case des tronçons des ES... Quoiqu'il  en soit nous sommes motivés pour attaquer les prochains rallyes historiques prévus durant notre saison avant de revenir l'an prochain, pour la 25ème édition, que nous souhaitons enneigée cette fois-ci!


C'est avec une standing ovation pour l'équipe d'organisation, que se termine cette 24ème édition. La prochaine, toujours organisée par le Team Wicht sera le jubilé des 25 ans de Rallye des Neiges, sur 3 jours, les 3-4-5 février 2017. Gageons que les protagonistes de 2016 auront à cœur de participer à l'édition spéciale de l'an prochain! 

lundi 25 janvier 2016

LE RALLYE DES NEIGES POUR LA 4ème FOIS...

Dimanche 17 janvier 2016, en regardant par la fenêtre, le paysage tout blanc sous les chutes de neige... impossible de ne pas penser au Rallye des Neiges du Vétéran Car Club Romand, auquel nous allons participer.
Pour la 4ème fois d'affilée, notre saison débute par ce rendez-vous pas comme les autres, qui fait la part belle au pilotage de voitures dénuées de moyens d'aides électroniques, dans des conditions hivernales regroupant de préférence le froid et la neige sur des petites routes au déneigement négligé voir inexistant. Et si d'aventure le montage des chaines est préconisé ou s'avère nécessaire, cela rajoute un peu de piment pour l'ensemble des équipages osant sortir leurs anciennes dans de telles conditions.
Claude Renaud et sa Volvo 544S, 3ème l'an passé... (photo org VCCSR)

L’ÉDITION 2016...
La départ de la première étape d'environ 160km, de ce rallye organisé pour la 24ème fois les 30-31 janvier prochains, sera donné à Givisiez (FR), chez Michelin Suisse, et nous conduira dans la Gruyère, pour rejoindre Zweisimmen en passant par le Jaunpass. Après la neutralisation de midi, nous irons faire un tour (ou plutôt plusieurs tours de régularité) sur la piste de l'aérodrome de St Stefan, sur laquelle un circuit mélangeant asphalte et neige tassée est tracé. Puis nous reprendrons la route direction Le Col des Mosses afin de rejoindre Leysin lieu d'hébergement pour la nuit.
La 2ème étape d'environ 115km, le dimanche, nous emmenera jusqu'à Grolley (FR) lieu d'arrivée finale, en passant dans le secteur les Paccots, Semsales. (Informations relevées sur la Revue Automobile n°3 du 21 janvier 2016)

LES ENGAGES:
Avec le même nombre d'inscrits que l'an passé, ce Rallye des Neiges du Vétéran Car Club de Suisse Romande égale le record de l'édition 2015, et prouve que son attractivité est toujours bien présente.

Dans les inscrits pour cette édition, de nombreux habituels que nous côtoyons depuis le début de notre participation à cette épreuve. Parmi eux, il y a deux anciens vainqueurs à notre connaissance, il s'agit de Philippe Etter, voiture 20 et de Jacques Morandi voiture 6. Puis il y a de nouveau l'expérimenté Jean-Pierre Dreyfus voiture n°27. Avec encore plusieurs habitués régulièrement bien classés, autant dire que les vainqueurs potentiels sont en nombre.

NOS OBJECTIFS:
Avec 35 équipages au départ, et notre n°32, tout peut arriver. Cependant, la météo prévue pour le prochain week-end semble assez clémente, et nous allons donc nous concentrer dès la première étape afin de réaliser de bons pointages. Il y aura également une partie sur circuit où il faudra serrer un peu les fesses dans les secteurs sur neige tassée... s'il en reste!

Bref nous avons hâte d'y être, et d'y passer de bons moments conviviaux, tout en gardant un œil sur la compétition...